Histoire
La Gaspésie
L'histoire la Gaspésie a commencé avec les Micmacs, une des nations algonquines surnommées les Indiens de la Mer, qui occupaient la péninsule depuis déjà plus de 2 500 ans lorsque les premiers colons européens sont débarqués au Canada.
En 1534, deux navires français commandés par le Malouin Jacques Cartier ont entrepris la traversée de l'Atlantique afin de reconnaître les terres nouvellement fréquentées de l'autre côté de l'océan et d'en prendre possession au nom du roi de France. Après avoir longé Terre-Neuve en mai puis vogué à proximité des côtes du golfe du Saint-Laurent, Jacques Cartier a pénétré dans la baie des Chaleurs, accueilli par une température caniculaire.
Jacques Cartier a pris pied à plusieurs reprises dans la baie afin de communiquer et de tisser des liens d'échange avec les Micmacs, avant de débarquer ensuite dans la baie de Gaspé. Le 24 juillet 1534, il y a fait ériger une croix portant l'emblème de la France pour marquer la prise de possession de ces terres au nom du roi. Cet acte hautement symbolique marqua le début de la présence française dans le nord de l'Amérique et permit à l'aventurier d'arborer le titre officiel de découvreur de la Nouvelle-France.
La colonisation du territoire par les Européens n'a cependant pas enchaîné immédiatement. Les premiers pêcheurs normands, bretons, basques et rochelais ont commencé l'exploitation des bancs de morues de la côte gaspésienne. Après la Conquête, l'industrie de la pêche a enfin pu se développer.
En 1767, venu de Jersey, Charles Robin s'est installé sur le banc de Paspébiac pour y exploiter la morue du golfe. Dans les années 1780, Robin a réalisé un quasi-monopole. Les chargements de morue salée étaient acheminés à Québec, aux États-Unis et en Europe. Vers la fin du Régime français, la Gaspésie ne comptait que quelques centaines d'habitants. À la suite des hostilités, la Baie-des-Chaleurs s'est peuplée d'Acadiens chassés de leurs terres et réfugiés depuis à Restigouche. Dans les années 1780, ceux-ci ont vu l'arrivée des loyalistes, soit des Anglo-Américains restés fidèles à la couronne britannique à la suite de l'indépendance des 13 colonies.
Aux Acadiens, aux loyalistes et aux Micmacs déjà sur place se sont ajoutés des Canadiens, venant pour la plupart de la ville de Québec et du Bas-Saint-Laurent, tout comme une poignée d'immigrants écossais, irlandais ou anglo-normands. Vers 1850, toutes ces communautés réunies totalisaient 20 000 habitants et près de la moitié de leurs membres étaient d'expression anglaise. Tandis que ces communautés se concentraient dans la Baie-des-Chaleurs, l'intérieur et le côté nord de la péninsule restaient presque inhabités.
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| Morue séchée salée |
Village de Percé |
Depuis le milieu du siècle, le tourisme a commencé à prendre une place de plus en plus importante dans la vie gaspésienne. Durant la période estivale, le tour de la Gaspésie est maintenant populaire chez les Québécois et les Européens.
Source : Association touristique régionale de la Gaspésie
Photo : Musée de la Gaspésie
Les Îles-de-la-Madeleine
Les Micmacs nommaient poétiquement l'archipel « Menagoesenog », mot signifiant « îles balayées par la vague ». Bien avant la venue des Européens, ils le visitaient en quête de poissons, de phoques et de vaches marines.
Le 25 juin 1534, Jacques Cartier, dans son journal de bord, a baptisé à son tour les Îles « les Araynes », du latin arena, c'est-à-dire « sable ». Quant à Samuel de Champlain, c'est en 1629 qu'il a inscrit sur une carte « La Magdeleine » à l'endroit de l'île du Havre-Aubert. On dit aussi que le nom des Îles-de-la-Madeleine n'aurait peut-être été attribué à l'archipel qu'en 1663 par François Doublet de Honfleur, concessionnaire des Îles, qui voulait ainsi honorer son épouse, Madeleine Fontaine. Sous le Régime français, les Îles sont passées entre plusieurs mains sans qu'il y ait d'exploitation durable ni de colonisation véritable.
En 1755, le destin des Acadiens a pris une tournure tragique. C'est le Grand Dérangement et la population acadienne est déportée à travers le continent. Quelques individus échappent à cette déportation et débarquent aux Îles-de-la-Madeleine sous la rude tutelle du marchand Richard Gridley, pour lequel ils chassent le morse et exploitent les pêcheries des Îles. En 1789, à la suite de la Révolution française, d'autres familles acadiennes originaires de Saint-Pierre-et-Miquelon se joignent à eux sous la gouverne de l'abbé Jean-Batiste Allain, à qui l'on doit le premier registre conservé. C'est avec eux que commence la véritable colonisation des Îles-de-la-Madeleine.
Les Madelinots pêcheurs et navigateurs ont certes connu les joies de la vie maritime, mais ils en ont également connu les difficultés. Au-delà de 400 naufrages ont été rapportés aux Îles. Pour la plupart des bateaux étrangers que la tempête rejetait sur la côte. Bien souvent, les naufragés choisissaient ensuite de vivre parmi leurs sauveteurs. Plusieurs légendes et faits vécus colorent aujourd'hui encore la tradition orale des Madelinots et gardent vivantes ces histoires quasi incroyables du temps où leur isolement était presque complet.
Avec le temps, l'amélioration des moyens de communication a largement atténué l'isolement des insulaires qui conservent tout de même une façon de vivre unique et un accent qui leur est particulier.
Source : Tourisme Îles-de-la-Madeleine